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chroniqueskirgan
Description du blog :
L'histoire de Kirgan, un magelame, qui saura entrer dans la légende du Royaume de Middas...
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
06.01.2008
Dernière mise à jour :
09.04.2008
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L'ATTAQUE

L'ATTAQUE

Posté le 09.04.2008 par chroniqueskirgan
Dellerta gravissait les marches vers le cinquième étage de la tour de sorcellerie. Elle avait à peine eût le temps de ranger ses affaires, et ses notes pour les cours des « deuxième année » .L’archimage lui avait envoyé un serviteur, pour qu’elle se rende dans la salle des veilleurs. Son tour de veille était prévu pour le lendemain, mais l’affaire devait être urgente. La lueur des torches le long des parois de pierre reflétait la peau rouge de l’érynie. La mine inquiète de son visage, la rendait bien plus effrayante que d’ordinaire. Dellerta s’arrêta devant un mur de pierre nu, du moins pour un œil non avertit. La main de la professeur effleura la roche, où de vieilles runes étaient gravés, le mur s’évanouit par enchantement.
La salle des veilleurs était une salle assez banale, qui n’aurait pas mérité de tant de protections, s’il n’y avait le matériel coûteux entreposé. Elle possédait très simplement quatre murs de pierre taillée, ainsi qu’un modeste drapeau symbolisant l’épée, et la plume de Middas. Dellerta se souvenait l’avoir décroché de la tour, pour l’entreposer ici, sur ordre prioritaire. Pourquoi ? Avait-elle demandée à l’Archimage. Celui-ci avait simplement souligné les nombreuses altercations avec les Heimites, habitants du Jotunheim. Cela semblait les provoquer, que d’exhiber le drapeau de Middas, à tous les vents. Pour Dellerta, c’était un petit regret. Les Heimites se tenaient à carreaux, alors elle ne pouvait plus se défouler sur eux. Elle soupira, en entrant dans la pièce. La plus grande curiosité de la pièce était sans nul doute la fontaine miroir, une cuve de cinq mètres de diamètres, remplie d’une eau argentée, et pâteuse. Dellerta s’en approcha, et se rendit compte qu’elle n’était pas seule. Le professeur d’anatomie, Gallis Feez, demeurait en tailleur derrière la fontaine, en pleine lecture d’un épais ouvrage. L’enseignant faisait partie des alphas daevaniques, race mêlée aux anciens êtres démoniaques, tout comme Dellerta. Pourtant, quelques chose ne lui plaisait pas dans l’attitude du professeur. Elle le trouvait trop sournois, et d’une désinvolture extrême. Gallis ne daigna pas lever son museau de son livre, lorsque Dellerta fut à deux mètres de lui.
- Bonsoir Gallis !
- Bonsoir…., répondit-il au bout d’une longue minute.
- Tous les Cabires sont-ils aussi peu bavards ?
Gallis secoua la flamme de sa queue serpentine, de dédain. Il articula chacun de ses mots, sans quitter son livre.
- S’il fallait juger tous les individus à leur race, je pense sincèrement que je ne serais pas ici, Dellerta. Les autres seront bientôt là, j’aimerais finir de lire ce passage, avant leur arrivée !
Gallis esquissa un geste de la main, pour demander à Dellerta de s’éloigner. Celle-ci se renfrogna, et s’assit plus loin à une table. Les Cabires étaient absolument étranges. Leur visage semble lisse, avec deux fentes en guise de nez, et des yeux en amandes. Leurs membres fins ne possèdent que trois doigts, et ils sont aussi fins, et petits que des gobelins. A cela s’ajoute leur queue préhensile dotée d’une flamme éternelle. Dellerta avait lue que l’état de la flamme révèle l’humeur, et l’état de santé des Cabires. Cependant, la chose la plus surprenante était la souplesse des os de ces humanoïdes. Leurs membres peuvent se plier légèrement pour permettre de courir à quatre pattes, ce qui en faisait de bons messagers. Dellerta se souvint que Gallis avait d’ailleurs servi de messager au sein de l’église du Sinistre. Il avait changé de vie, comme elle.
Des pas lourds résonnèrent dans la pièce, et Dellerta se tourna vers le nouvel arrivant. Elle reconnut Rihad Pianobé, l’un des sergents instructeurs de Beïfrost. C’était l’un des humains le plus laid qu’elle ait rencontrée, mais son allure forçait le respect. Doté d’une musculature solide, Rihad présentait de multiples cicatrices faciales. Il avait survécu à maintes épreuves, et les traces de griffes proches de son œil gauche, la brûlure de sa joue droite, ainsi que sa lèvre fendue, tendait à prouver sa résistance. Dellerta savait que Rihad venait du désert au Sud de Middas, car sa peau marron était caractéristique des régions chaudes. Souvent, elle surprenait le regard méfiant de l’humain sur elle, et elle ne comprenait que trop bien. Rihad avait dû connaître la bataille des griffes cendrés, durant laquelle de nombreux érynies avaient pillés les caravanes des nomades, et exécutés les familles par centaines. Peut-être que Rihad avait une famille parmi les nomades. Aujourd’hui elle n’en était pas fière, mais Dellerta avait participé à cette tuerie avec plaisir, à l’époque.
- Bien ! Nous sommes tous là. A part l’archi-mage bien sûr, aboya Gallis en claquant son livre.
- Salutations, annonça Rihad d’un ton monocorde.
Les daévaniques hochèrent la tête. Rihad s’assit sur un tabouret, patient.
- Dis-moi Sergent, as-tu entendu des rumeurs sur la mort d’un ver de Givre ? Questionna Gallis.
- Eh bien ! Laissez-moi réfléchir… non, répondit l’humain prit au dépourvu.
- Tu en es bien sûr ? Un élève m’a rapporté que quelques soldats en aurait vu un, et l’aurait tué. J’aurais besoin des sucs gastriques de l’animal, pour un projet.
- Je tâcherais de me renseigner, répondit Rihad poliment.
- Bien, bien…
Gallis sortit alors, d’une poche intérieure, une petite pierre aux reflets mauves. Il s’escrima à palper les dizaines de facettes de la pierre, et les reflets devinrent tour à tour, verts, jaunes, argentés, puis blancs. Le Cabire semblait chercher quelque chose dans la pierre. Intrigués, les deux autres veilleurs ne pipèrent mots, tout en observant Gallis.
Une vapeur dorée grandit dans l’encadrement de l’entrée, et tous se tournèrent vers l’entrée. La vapeur s’éleva pour dessiner les traits d’une robe, et d’un visage long et fin. Lorsque des yeux en amandes, et une courte barbiche émergea du visage volatile, ils reconnurent l’archi-mage, et sa voix se fit entendre.
- Mes chers amis, je suis désolé d’être tardif, et de ne point me présenter physiquement ! Je suis malheureusement… retenu.
- Ce n’est pas grave, mais venez-en au fait, coupa le Cabire, Euh… S’il vous plaît.
- Oui, assura la brume d’un sourire. Vous savez tous que nous recevons régulièrement la visite du premier secrétaire de Middas… mais la date a été… avancée, par le nouveau secrétaire. Je crains que celui-ci ait choisi un moyen de transport peu commode, pour notre région. Il dispose visiblement d’un carrosse, et…
- Quoi ! Coupa le Cabire, il faut être inconscient de prendre un carrosse dans le froid hivernal, et ici, en plus.
- Pourrais-tu ne PLUS couper l’archi-mage, grogna Dellerta.
Les deux daévaniques échangèrent un regard glacial, et la brume reprit parole.
- En vérité, j’ai besoin de vos services à tous les trois, car des pillards rôdent à proximité de la forêt, selon les veilleurs de la nuit dernière. Cela vous est-il possible de suivre le carrosse, pour assurer sa sécurité ?
- Oui, affirma Gallis
- Bien sûr, répondit Dellerta.
- Qu’attendons-nous ? lança Rihad.
La brume s’inclina légèrement avant de disparaître. Rihad fut alors pris de convulsions, suivi des deux autres professeurs. Leurs vêtements devinrent rapidement plus grands qu’eux. Des bruits effroyables de bêtes sortirent de leurs cordes vocales, et des griffes poussèrent en guise d’ongles. Des poils, ou des plumes hérissèrent leurs peaux nues. Un gros loup noir sortit des vêtements de Rihad. Gallis poussa de longs cris stridents, sous sa forme de corbeau, et une renarde rousse comme le feu surgit des vêtements de Dellerta. Les animaux filèrent dans l’escalier, se rapprochant du froid mordant de la nuit.


*****


Plus le temps passait, plus les arbres de la forêt semblaient rabougris. Le secrétaire d’État fixait l’immensité verte des sapins, perdu dans ses pensées. La malchance, ou quelque maléfice semblait décidé à le ralentir. Il avait sommeillé une petite heure, lorsqu’il avait entendu un épouvantable bruit. Le carrosse s’était alors mis à le secouer comme un prunier. Fort heureusement, le carrosse s’était arrêté assez rapidement. La roue arrière gauche s’était brisée. Les conducteurs s’était mis à la tâche de poser une nouvelle roue, mais ces manants avaient osé suggérer que le secrétaire sorte hors carrosse. Évidemment, Aloüsius avait refusé, mais il regrettait le manque de savoir-vivre des indigènes. Il avait fallu plus d’une heure pour que la roue soit changée. L’allure du véhicule était désormais infiniment plus lente. Malgré ses ordres, les conducteurs prétextaient que la roue de secours était la seule, et que le terrain serait bientôt verglacé. En sus, ils avaient marmonnés que le secrétaire aurait dû prendre un Fournack, s’il voulait aller plus vite. Lorsqu’Aloüsius avait été à Hagen, la dernière ville avant le Nord sauvage de Middas, il s’était arrêté à une taverne pour changer ses chevaux, épuisés. Les Hagenois lui avaient recommandés de prendre un Fournack. Ignorant ce que cela pouvait bien être, des habitants lui désignèrent une bête absolument repoussante. Plus haute qu’un homme, la créature était longue de cinq mètres. Entièrement velue, et dotée de deux bosses, sa tête évoquait grossièrement celle d’une grenouille poilue. L’odeur de la créature évoquait la viande grasse, et lorsqu’il la vit, Aloüsius jura par les cinq dieux. Le Fournack avait marché sur ses quatre petites pattes, jusqu’au secrétaire pour lui lécher le visage d’affection. Celui-ci, furieux, avait juré qu’il ne monterait jamais sur une telle abomination. Il avait alors conservé son carrosse, deux conducteurs locaux, acceptant de le conduire.
Maintenant que le givre s’étalait sur son carrosse, comme le beurre sur une tartine de pain, il regrettait un peu la fourrure de l’animal. Aloüsius effleura le cuir de sa valise. Il se souvint alors, qu’il avait apporté une bouteille de cognac nain. Sa première idée avait été de l’offrir à l’archimage, mais personne n’en saurait rien. Il ouvrit la valise, dénoua le joli ruban mordoré de la bouteille, dévissa le bouchon de liège, et prit une bonne rasade. Le feu de l’alcool lui remplit la bouche, et il sentit la chaleur remplir son corps.
- Fort, et sucré, commenta-t-il pour lui-même. Il faudra que je pense à retourner dans cette petite boutique de Hagen, avant de retourner à la capitale.
Il prit une autre gorgée de l’alcool, en renversant la tête en arrière. Ses pensées vagabondèrent sur son voyage, et le détestable climat de la région. Plus il buvait, plus il s’éloignait de ses inquiétudes, jusqu’au moment où la bouteille ne contenait plus une goutte d’alcool. Le carrosse semblait faire un bruit d’enfer, et le bruit du vent semblait lui hurler aux oreilles, ou peut-être était-ce vraiment des hurlements. Le secrétaire se pencha alors maladroitement à la fenêtre du carrosse. Une flèche se planta dans la porte passager. Broots, même ivre, eût la présence d’esprit de se coucher au sol, marmonnant.
- C’est… le.. la merde ! Un rêrêve…vouui… un cauchemar !
Les secousses du carrosse se firent plus violentes, et le secrétaire s’évertua à rester coucher, malgré le chaos ambiant. La valise vola à travers l’habitacle, et assomma littéralement le secrétaire. Les Conducteurs roulaient tant bien que mal, forçant les chevaux à se surpasser. Georg, le deuxième conducteur tenait tant bien que mal son bras invalide, une flèche logée près de son épaule droite. Derrière le Carrosse, les agresseurs essayaient maladroitement de rattraper leur victime. Le Yénos chargeait furieusement sur le sol humide. D’une taille impressionnante, la moitié d’un carrosse, l’animal friand de chair, pouvait parcourir de longues distances, et les conducteurs le savaient. Le problème se corsait si l’on ajoutait les trois passagers du monstre.
- Ce sont des gobelins ! Hurla Georges à son compagnon.
- Tiens les rênes ! Répondit Richard, le premier conducteur. Il faut les ralentir, où nous sommes morts.
Ce faisant, Richard prit l’initiative d’escalader le toit du carrosse. Une flèche siffla, survolant le carrosse. Le Yénos ouvrit sa mâchoire inférieure, aux innombrables défenses, et entreprit de frapper une roue de sa grosse tête de hyène. La créature ne parvint cependant pas assez proche, mais ce n’était qu’une question de secondes. Richard saisit une valise du secrétaire sur le toit, elles étaient lourdes à souhait. Une flèche s’enfonça dans la valise, et le conducteur la lança avec force sur les agresseurs. Le Yénos esquiva le projectile, en ralentissant violemment son allure, ses passagers manquants tomber. La joie de Richard fut de courte durée, car la créature poussa un cri bestial, et se remit aussi sec à courir. Il devait préparer une nouvelle offensive, et espérait qu’il les dissuaderait à force de coups de valises. Les Gobelins semblaient exciter le Yénos, le frappant au sang, pour qu’il accélère. Richard jura entre ses dents :
- Ces pestes ne nous lâcheront jamais !
Les gobelins grognèrent, en brandissant leurs arcs. Les humanoïdes verdâtres, et squelettiques portaient des pagnes de fourrures crasseuses. L’un d’eux se tenant proche de la tête du Yénos, agrippant des rênes improvisés, et des touffes de poils. Leurs grosses oreilles de chauve-souris s’agitèrent de frénésie guerrière, en s’approchant dangereusement. Richard vit également des ombres surgirent des bois. Deux valises supplémentaires volèrent jusqu’au Yénos, mais celui-ci semblait bondir avec aisance pour éviter de ralentir. C’est alors que le Yénos parvint à hauteur du chariot, ces passagers libérant deux flèches sur Richard. Il s’effondra sur les bagages restants. Les chevaux ralentirent sensiblement l’allure, Georg avait tenu pendant un long moment, mais tenir les rênes devenait un supplice insupportable pour son bras meurtri, le sang maculant généreusement son manteau de fourrures. Le carrosse se mit à tanguer sous les coups de côté du monstrueux Yénos. Les Gobelins exultèrent, quand soudain un archer fut emporté par une ombre. D’un violent coup de défenses, le Yénos fit céder une roue arrière du carrosse. Le Carrosse s’effondra sur le côté droit, glissant sur le sol gelé, et les chevaux cédèrent à la panique. Georg fut propulsé tête en avant, dans des arbustes. Le Yenos grogna de satisfaction, mais les gobelins étaient stupéfaits. Leur compagnon était au sol, mort, la gorge arrachée par un loup gris, et un renard. Un cri strident se fit alors entendre, et le « cornac » du Yénos se débattit sous les serres d’un corbeau. Le Yénos leva une de ses pattes griffues l’abattant vers le renard, et le loup. Trop vifs les animaux, esquivèrent, et jaillirent sur les flancs du monstre. Le dernier archer gobelin lâcha une flèche sur le loup, mais l’animal bondit à une vitesse stupéfiante. Les crocs du loup s’enfoncèrent dans la main du gobelin qui glissa au sol, emporté dans une mêlée furieuse. Le Yénos tentait en vain d’écharper le renard, mais celui-ci demeurait insaisissable. Le dernier gobelin tomba au sol, les yeux crevés, et fut piétiné par la sauvagerie de sa propre monture. Le corbeau s’envola, en croassant de plaisir, son bec ensanglanté. Celui-ci survola le Yénos, et le renard, et le loup grognèrent. La tension monta en flèche, mais le monstre recula de dépit. Finalement, le Yénos s’enfuit dans la forêt, sans demander son reste. Les animaux s’approchèrent ensemble du carrosse. Une lueur d’intelligence brillait dans leurs yeux, et le corbeau se lança dans l’exploration de l’habitacle passager. Il en sortit précipitamment, croassant au renard, et au loup. Ceux-ci se mirent à la tâche de sortir le secrétaire du carrosse. C’est alors que Georg se leva mollement des buissons, à moitié assommé. Le renard se dirigea vers lui, un sac dans la gueule, le déposant à ses pieds. Abasourdit Georg crut d’abord qu’il rêvait. Réalisant ce qui s’était passé, il réussit à articuler :
- Vous êtes les animaux de Beïfrost ?
Le renard hocha la tête, signe évident d’intelligence.
- Hmm ! Vous allez… commença Georg en réprimant la douleur de son épaule… prendre le vieux secrétaire ?
Le renard s’approcha de lui, et secoua le sac du bout de la truffe. Georg s’y attarda, l’ouvrant. Il n’en croyait pas ses yeux, des baumes, et des potions magiques. Ces objets valaient beaucoup d’or. Le renard semblait impatient. Georg ne se fit pas prier, il versa goulûment la potion dans son gosier, et sentit la flèche tomber au sol, puis sa plaie disparaître dans une chaleur apaisante. Pendant ce temps, le loup semblait avoir déniché une valise, qu’il portait entre ses crocs, et le corbeau enroulait une corde de chanvre autour de la taille du secrétaire. Georg fut surpris de réaliser ce que pouvait accomplir ces animaux. Il sentit le renard lui mordiller la main, et crut qu’elle voulait l’attaquer, mais celle-ci voulait simplement qu’elle le suive. Georg marchait mollement, encore un peu sonné, mais suivit néanmoins le renard, essentiellement par réflexe. Celui-ci s’assit à quelques mètres des chevaux. Georg remarqua que les chevaux étaient encore harnachés, et qu’il n’en restait plus qu’un de vivant. Georg commençait à comprendre.
- T’inquiètes pas, je vais me barrer tranquillement avec le canasson. C’est bien ça que tu veux me dire ?
En guise de réponse, le renard s’enfuit en courant à travers les bois. Georg fut surpris de voir le minuscule corbeau voler avec le secrétaire suspendu au bout d’une corde, et le loup n’était déjà plus là.
- C’est la première, et dernière fois que je viens dans le coin !


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